Micro-ferme urbaine : par où commencer ?

par | 6 Juin 2019

Durée: 12 min.

La vision du charmant potager qui fleurit à deux pas de la fenêtre n’est pas seulement réservée au décor campagnard. L’agriculture urbaine permet de produire en ville ce qui était traditionnellement l’apanage des campagnes, tout en relevant le défi de la production sans intrants chimiques. Cette agriculture porte la promesse d’une rénovation de la ville et du citadin. Voici tout ce qu’il vous faut savoir pour, vous aussi, passer à la micro-ferme urbaine !

Plusieurs millions de citadins entretiennent déjà une ferme ou une micro-ferme dans le monde. En 1999 déjà, la FAO estimait à 800 millions le nombre des personnes pratiquant l’agriculture urbaine et périurbaine.

Et il ne faut pas croire que la ferme en ville offre moins d’avantages que celle des grands espaces : l’agriculture urbaine fournit aux fermiers des agglomérations les produits sains nécessaires à leur alimentation et permet à quelques 200 millions d’entre eux de vendre les biens issus de leur ferme.

 

Le désir de créer une micro-ferme pour une agriculture de proximité se heurte cependant à mille questions et autant d’embûches : où établir sa petite ferme de ville ? Que faut-il y cultiver ? Peut-on élever des animaux ? Quelles sont les contraintes administratives ? Commençons donc par la plus essentielle : par où commencer ?

Le choix de l’emplacement de la micro-ferme

Pour commencer, il vous faudra choisir l’espace où installer votre ferme. N’ayez pas peur d’opter pour une solution pouvant friser le caprice, car bien des gens avant vous ont essayé avec succès divers emplacements : le toit, la véranda, les façades, le verger, les bacs sur terrasse ou balcons… L’espace ne manque pas pour installer une ferme économique, écologique et apportant un peu de couleur au décor de votre maison.

Pour la mise en place d’une champignonnière, on songera à une culture en sous-sol ou même dans le débarras obscur du grenier. La culture de certains légumes exigera le maraîchage.

Le choix de l’emplacement est souvent lié aussi à la nature des cultures. Selon que l’on veut cultiver des champignons ou des carottes, l’espace choisi différera. Pour la mise en place d’une champignonnière, on songera à une culture en sous-sol ou même dans le débarras obscur du grenier. La culture de certains légumes exigera le maraîchage. Certaines plantes comme l’aneth, le basilic et l’ail ont besoin de plusieurs heures de soleil. Le choix de l’emplacement dépendra aussi des qualités du sol. Il est donc recommandé d’effectuer une étude du sol pour en mesurer notamment les carences et le potentiel hydrogène.

La ferme urbaine est en principe établie et entretenue sans recours aux intrants chimiques. Il faut donc être certain que la culture que l’on entend mettre en terre est adaptée aux conditions climatiques de la France.

Le choix de la culture

Il faut s’assurer que la plante à cultiver est sans risque de maladie pour l’agriculteur citadin et qu’il ne sera pas, par exemple, exposé à une pollinisation allergénique. Le choix de la culture et des animaux à élever se fera donc en tenant compte des allergies et des fragilités sanitaires de celui qui devra s’occuper de la ferme.

micro-ferme urbaine futur

Mais ce choix ne devra cependant pas s’éloigner des passions subjectives du citadin-fermier. Si vous adorez l’horticulture, visez l’horticulture. Il ne faut pas que votre activité dans devienne une corvée. À la campagne comme en ville, votre ferme exigera que du temps lui soit consacré. Il ne peut donc s’agir d’une lubie passagère. Le choix de la création d’une micro-ferme urbaine implique une décision et un engagement de la part du citadin.

Le dialogue avec les autorités administratives

Ceux qui veulent s’engager dans l’agriculture urbaine et périurbaine ne devraient pas avoir beaucoup à craindre quant à la relation avec les autorités politico-administratives. Elles sont en effet les premières personnes à vouloir une végétalisation de toutes les grandes villes de France. L’agriculture urbaine occupe d’ailleurs 73 hectares dans l’Île-de-France. Et Paris rêve de voir son agriculture urbaine s’étendre encore et encore.

Ainsi ,la  plus grande ferme urbaine du monde devrait ouvrir au printemps 2020 sur le toit du futur pavillon 6 du Parc des Expositions de la porte de Versailles, dans le XVème arrondissement de Paris. Un millier de fruits et légumes seront produits par jour, avec une trentaine d’espèces récoltées par 20 maraîchers : l’objectif est de partager les produits entre les restaurants et hôtels du bâtiment et les habitants du quartier.

Dans la capitale ,les agricultures urbaines ne cessent de s’étendre avec 20 hectares et 285 tonnes de fruits, légumes et aromates par an. Citons par exemple l’appel à projets Parisculteurs qui a pour but l’accélération des initiatives parisiennes d’agriculture urbaine et de végétalisation sur les toits, les façades et les murs.

Si votre projet de ferme urbaine convainc un grand nombre par son impact « double-éco » (écologique et économique), il pourra bénéficier d’un apport en crowdfunding.

En 2015, 11 des 22 projets de son opération « Réinventer Paris » concernait d’ailleurs l’agriculture ou la permaculture. Elle a d’ailleurs élaboré une charte pour végétaliser notre capitale. Avec un espoir complémentaire : que l’agriculture urbaine engendre des emplois supplémentaires. Sous les fraises, entreprise lauréat du concours 2016, accompagne l’émergence de nouveaux  agriculteurs urbains pour accélérer, favoriser et structurer la dynamique de végétalisation des villes et a déjà permis l’ouverture de 6 fermes urbaines à Paris et Lyon.

Et pour le financement de ma micro-ferme urbaine ?

Il ne faudrait surtout pas que les questions de financement constituent en soi une limite. Ceux qui ne parviennent pas, pour des raisons financières ou d’accès au foncier, à créer leur ferme peuvent intégrer une ferme associative ou en constituer une avec d’autres personnes nourrissant le désir de devenir des fermiers citadins. Les institutions bancaires et financières pourraient également constituer une bonne source de financement pour votre projet.

Toutefois, le financement participatif reste sans doute l’une des meilleures options. Si votre projet de ferme urbaine convainc un grand nombre par son impact « double-éco » (écologique et économique), il pourra bénéficier d’un apport en crowdfunding. Ce financement participatif vous permettra de contourner le défi et les difficultés qu’implique le financement bancaire. Plusieurs plateformes de financement participatif existent en France, dont Tudigo qui vous permet de faire financer votre projet grâce à un crowdequity ou des dons.

Pourquoi pas une micro-ferme urbaine verticale ?

Ceux qui ont des difficultés pour accéder à d’assez grands espaces peuvent aussi développer une ferme urbaine verticale. Ces dernières permettent de faire la culture de produits alimentaires sur un sol réduit grâce à des structures verticales et superposées.

S’il est vrai que la ferme verticale implique des coûts pouvant être élevés, elle offre l’avantage d’avoir moins de conséquence en matière de déforestation. De même, la ferme verticale maintient la culture dans un espace clos, ce qui tient les produits dans un environnement contrôlable et assure leur qualité sur le plan sanitaire.

L’urgence de l’autonomie alimentaire en France fait que la pratique de l’agriculture urbaine tend vers une professionnalisation. Ce qui lui donnera une nouvelle orientation, dans la mesure où, intégrant la construction urbaine, elle jouera, en plus de sa fonction économique, un rôle esthétique pour les villes. La ferme urbaine devra en effet imiter au maximum la nature et en apporter le charme verdoyant dans le décor d’acier et de verre des villes. Il ne sera donc pas superflu de se former à certaines techniques simples de la mise en œuvre de l’agriculture urbaine.

Par exemple, le déploiement d’une micro ferme permaculture, qui allie l’agriculture, l’éthique et le design, c’est-à-dire qui intègre le souci de la beauté et de l’imitation de la nature dans ses procédés de production agricole.

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En définitive, la création de micro-ferme urbaine reste une chance pour la ville et pour le citadin. Vous voulez savoir par où commencer ? Demandez-vous plutôt si vous ne commencerez pas aujourd’hui. Tudigo pourrait être une option de choix.

Bonus : quelques associations spécialisées dans la micro-ferme en ville.

Ne restez pas seul avec votre projet ! Le monde de la micro-ferme est des plus solidaires et de nombreuses associations pourront vous aider et vous conseiller.

Ainsi, la Maison de l’Agriculture Urbaine ou l’Association Française d’Agriculture Urbaine Professionnelle seront elles aussi ravies de prodiguer conseils et ressources ou de vous mettre en relation avec l’association la plus proche de chez vous. Car il existe de nombreux regroupements de paysans urbains en devenir : La Sauge pour les habitants de l’Est parisien, Bio-T-Full dans l’Ouest du pays, le Groof pour les Lyonnais, Terre de Mars ou Nice Ecofarm pour les habitants du sud…

Vous pouvez aussi contacter tout simplement le le groupe Micro-ferme sur Facebook qui répondra à vos questions, en moyenne, dans la journée.

Et si vous cherchez des financements pour votre micro-ferme urbaine, n’hésitez plus, contactez-nous !

 

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