« Les Petits Bidons » de Cyril ont gagné leur pari pour être commercialisés

par | 29 Mai 2019

Durée: 10 min.

Cyril, 31 ans, fondateur de la marque « Les Petits Bidons » désirait créer une lessive écologique qui soit à la fois respectueuse de la peau, de l’environnement et qui préserve les machines à laver. Pour lancer son projet de lessive 100 % française, engagée et éco-responsable, Cyril a fait confiance à Tudigo. À l’origine, il souhaitait récolter 10 000 euros, or son objectif a quasiment doublé en réunissant 19 229 euros par le biais de 315 contributeurs. Il nous parle de ses motivations pour le crowdfunding , de sa campagne de financement participatif sur Tudigo et nous livre quelques conseils.

  • Quelle était votre motivation pour lancer cette campagne de crowdfunding ?

« Mes principaux buts étaient de financer la recherche et le développement, d’avancer des frais liés au démarrage du projet mais également de former une certaine notoriété et de me faire connaître. Ce challenge m’a permis de savoir si ce que je voulais créer donnait envie. De plus, cette campagne m’apportait une communication facile à moindre coût et assez large (la théorie des 3 cercles). »

  • Pouvez-vous nous parler de l’impact qu’a eu votre campagne sur votre activité ?

« Utiliser Tudigo semblait primordial. Ma campagne m’a tout simplement permis de lancer mon activité. Sans cette aide, je n’aurai pas pu le faire aussi rapidement et de façon aussi sereine notamment sur le développement des produits. Un autre intérêt : le fait de pouvoir tester mon concept et mon marché dès le démarrage et de pouvoir réajuster si besoin le produit en fonction des retours des personnes qui ont contribué ou selon les messages déposés sur la page. En effet, j’ai pu identifier les questions qui se posaient le plus souvent et y répondre, bien évidemment. Réussir à définir ma marque et mes potentiels consommateurs figurent parmi les aspects importants de cette campagne. Sans oublier l’avantage suivant : renforcer mon argumentaire sur plusieurs points qui me semblaient moindres comme par exemple le packaging, le recyclage et la distribution. »

  • Quels sont vos conseils pour réussir la page de présentation d’une collecte ?

« Il faut se dire que l’on s’adresse vraiment à son consommateur. La façon la plus efficace de procéder, selon moi, est de se mettre à sa place. Qu’est-ce que j’aimerai voir si j’étais contributeur ? Quelles informations sont utiles ? Par exemple, soigner sa présentation est important car les internautes veulent savoir qui nous sommes. D’un autre côté, ils n’ont pas forcément envie de savoir la genèse du produit et du projet. Ce qui est intéressant de travailler, c’est le petit « plus » que l’on apporte par rapport à nos concurrents. »

Les lessives éco-responsables « Les Petits Bidons »

  • Comment avez-vous défini votre objectif de collecte et vos contreparties ?

Mon objectif de collecte a été défini selon mon besoin de financement. J’avais estimé un besoin de 15 000 à 17 000 €. Mettre un premier palier à 15 000 € paraissait assez risqué. Je me suis donc demandé quel était le minimum pour que mon projet soit viable, c’est ainsi que 10 000 € est devenu mon premier palier. Les autres paliers devaient être facilement compréhensibles par les contributeurs, c’est-à-dire des sommes rondes correspondant à des objectifs concrets. Cela n’a pas été simple de définir mes contreparties. L’enjeu est de taille : donner envie à tout le monde (y compris ses proches car ce sont les premiers qui participent) avec des marges intéressantes. Les contreparties d’appel permettent d’élargir son réseau.

  • Quels moyens avez-vous mis en œuvre pour préparer la communication de votre campagne ?

Avant la campagne, j’ai pensé aux réseaux sur lesquels j’allais communiquer, j’ai créé les comptes associés (LinkedIn, Facebook, Instagram). D’emblée, j’ai préparé une dizaine de photos et textes à utiliser les premiers jours de ma campagne. J’ai identifié dans mon escadron d’élite entre 10 et 15 proches qui étaient mes relais dans des réseaux éloignés du mien. J’ai fait à l’avant-veille du lancement de la campagne une réunion autour d’un apéritif avec chacun d’entre eux pour leur présenter le projet et répondre à leurs questions afin qu’ils deviennent ambassadeurs et j’ai exprimé clairement ce que j’attendais d’eux. Par exemple : « si vous souhaitez participer, c’est dans les trois premiers jours, vous attendez le « go » avant de pouvoir le diffuser auprès de vos réseaux ». J’ai pris le temps de leur expliquer comment fonctionne le financement participatif et ils se sont retrouvés hyper impliqués dès le départ. Donc créer un événement avec ses proches, c’est vraiment important.

  • Quels procédés avez-vous utilisé pour animer votre campagne pendant les 45 jours de collecte ?

Je me suis dit que j’animais par réseaux sociaux et sur Whatsapp auprès de l’escadron d’élite, puis je me suis imposé une fréquence sur les réseaux sociaux (communiquer une fois sur les paliers, ensuite sur les produits et après sur l’histoire) en mettant un lien vers la campagne. C’est compliqué d’animer le ventre mou de la campagne car cela prend du temps. J’ai fait le choix de remercier personnellement tous les contributeurs via des mails personnels, ce qui m’a pris énormément de temps mais c’est important pour les contributeurs qui se sentent plus impliqués. Quand on est seul, ça correspond à environ une heure par jour.

  • Avez-vous des conseils clefs à transmettre aux futurs porteurs de projets ?

D’abord, pensez à votre contributeur et non à votre concept car l’histoire que vous allez raconter n’est pas celle qu’il voudra forcément entendre. De plus, prenez le temps de préparer votre page, il est primordial d’avoir une page claire et aérée avec un joli visuel. Vous pouvez vous faire conseiller pour ne pas partir sur quelque chose de bancal. Les internautes se font très rapidement une idée de votre produit à partir de l’aspect de votre page. Si nécessaire, il est même préférable de décaler d’une semaine votre lancement. En amont, ne pas négliger d’engager les gens les plus proches. Tout seul, on n’y arrive pas et c’est aussi le réseau des autres qui va vous aider. Prévoir des points avec eux sur le projet pour qu’ils aient le même niveau d’informations peut être intéressant. Emotionnellement, la première semaine a été assez difficile, car je ne savais pas si mes proches participaient pour le produit ou pour moi. On ressent de la culpabilité par le don, on se demande s’il est légitime de demander de l’argent… Cela met également une certaine pression, comme on engage nos proches on se doit de leur apporter un résultat. Mais il s’agit aussi d’un incroyable booste que de voir toutes ces personnes qui croient en toi et ton produit. Cela donne une énergie folle.

  • Que peut-on vous souhaiter maintenant ?

Que la dynamique positive qui a été lancée par la campagne de financement participatif continue. J’ai eu de nombreux échos positifs et encourageants de la part de mes proches, des médias, des distributeurs… J’aimerais que ce booste continue, ça me donne envie de faire la même chose auprès des autres !

Rendez-vous sur la page du projet de Cyril sur Tudigo : https://www.tudigo.co/don/les-petits-bidons?scrollTo

Texte de relance 1 pour rediriger le user vers Tudigo.fr

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