Coronavirus : qu’en est-il de l’investissement dans le non-coté ?

par | 16 Mar 2020

Duree: 7 min.

Ce 12 mars 2020 fut un véritable cauchemar pour les bourses européennes, et notamment celle de Paris, qui a connu la plus forte chute de son histoire, clôturant à -12,28 %. Cette descente en flèche fait suite au véritable “lundi noir” qui a eu lieu en début de semaine.

Coronavirus et choc pétrolier : les marchés boursiers en panique

Il aura suffi d’un mois pour que le commerce mondial déraille. Face à la propagation très rapide du covid-19, qui a impacté en premier lieu la Chine, qui compte pour un quart de la production mondiale, les marchés boursiers se sont affolés et ont plongé. 

Ce lundi, les marchés asiatiques ont dévissé, entraînant dans leur sillon les places boursières américaines et européennes, avec notamment un recul de 7 % du Dow Jones, 7,97 % du DAX30 et 8,39 % du CAC 40, un record depuis la crise des subprimes.

Dans la foulée, la demande énergétique a été contaminée, débouchant sur une guerre des prix du pétrole suivie ce mercredi par une nouvelle contraction des marchés après la décision de Donald Trump de mettre l’Europe en quarantaine en fermant l’entrée des Etats-Unis à ses ressortissants.

corona virus chute bourse

Ces décisions vont malheureusement avoir un fort impact sur certains secteurs comme le tourisme, l’hôtellerie ou l’événementiel, et cette épidémie pourrait emporter avec elle les entreprises les plus fragiles financièrement.

Même si nous ne pouvons prévoir la durée de l’épidémie, il faut garder à l’esprit que cette situation n’est probablement que temporaire. En effet, même si le climat économique actuel est critique, l’épidémie va s’essouffler, d’autant que certaines mesures gouvernementales ont d’ores et déjà été prises pour aider les entreprises les plus exposées, concernant notamment les charges sur les salaires afin que cette situation soit la plus courte possible et son impact le plus faible. 

Parmi les plus notables, un dispositif de chômage partiel sans précédent permettant au salarié de continuer à toucher 84% de son salaire net mais sans coût pour l’entreprise (le dispositif existait déjà mais l’état ne remboursait les salaires qu’à hauteur du Smic contre l’annonce d’un déplafonnement par la ministre du travail Murielle Penicaud).

Or, cette nouvelle crise a permis, encore une fois de mettre en lumière l’instabilité et le fort risque des marchés cotés, notamment face à de tels événements exogènes. Ceux qui avaient des actifs liés aux marchés boursiers ont très probablement vu se désintégrer des années d’épargne en quelques jours seulement, sans vraiment comprendre leur réalité économique sous-jacente. Une réalité très difficile à appréhender, car ces valeurs sont affectées par des mouvements souvent irrationnels de spéculation positive ou de peur.

Si des mesures ont également été prises du côté des banques centrales, notamment de la part de la Fed et de la BCE, cela prendra néanmoins du temps pour rassurer les investisseurs, stabiliser et relancer les marchés. Certes les entreprises cotées vont repartir, mais leur valeur mettra probablement des années à revenir au niveau d’il y a encore un mois.

Face à la volatilité des marchés, les investisseurs se sont d’ores et déjà tournés vers le non-coté, une des alternatives aux marchés boursiers, et le phénomène devrait s’accroître durant les prochains mois.

Face à cette situation, le rôle clé du non-coté ou capital-investissement pour un investisseur

Comme leur nom l’indique, les actifs non-cotés sont proposés en dehors d’un marché financier et par conséquent en relation directe avec la valeur générée par l’entreprise : ils ne font pas l’objet d’une cotation sur le marché boursier.

Une étude de l’AFIC sortie en 2016 revélait que depuis 1987, le TRI net de frais du capital-investissement, le non coté s’élevait à 10 %, par an, sur 30 ans. À côté de cela, le CAC réalisait 4 %, l’immobilier 6 % et les hedge funds 5 %.

Il est aujourd’hui intéressant de détenir une « poche » d’actifs non-cotés au sein de son patrimoine financier et ce pour plusieurs raisons. En effet, il s’agit d’une classe d’actifs beaucoup moins exposée aux volatilités des marchés, vu qu’ils n’y sont pas rattachés directement. En y investissant leur argent, les investisseurs se protègent des impacts que peut avoir la panique boursière sur leur portefeuille d’actifs. 

Avec ce type d’investissement, on peut observer et toucher la performance, sur un horizon de temps de 1 à 7 ans, avec en toile de fond des plans de développement et une valorisation indexée sur des prévisions compréhensibles, ou en échange d’une rémunération fixée à l’avance, donc non-volatile, sous forme de prêt obligataire.

On sait ainsi exactement dans quoi on investit notre argent et l’opération se déroule en toute transparence, loin de l’opacité des marchés financiers, tout en contribuant à l’économie réelle. 

En face, un besoin immédiat de trésorerie pour toutes les TPE et PME françaises

corona virus entrepreneurs

Cela ne fait plus de doute, la plupart des TPE & PME, qui ne seront pas totalement épargnées par cette « crise », vont avoir besoin temporairement de trésorerie, en particulier les plus jeunes et celles qui ont démarré ou se sont développées “sur fonds propres” (donc sans levée de fonds).

Prenons en compte le fait que la marge et la capacité d’autofinancement d’une entreprise rentable se situe entre 0 et  15 % de son chiffre d’affaires (selon son ancienneté, degré de maturité, modèle économique) et que l’impact du Coronavirus pourrait représenter 1 à 2 mois de chiffre d’affaires soit entre 8 et 17 % du chiffre d’affaires total, il nous semble essentiel que les chefs d’entreprises provisionnent 1 à 2 mois de trésorerie.

Si nous saluons l’initiative de la BPI de proposer une garantie pour les crédits de trésorerie qui seraient accordés par les banques à leurs clients entreprises, nous regrettons malheureusement que ce système soit dépendant du montage et de l’accord du prêt par des institutions peu agiles et réactives, les banques traditionnelles. 

Tous les entrepreneurs ayant dû financer un investissement matériel, des travaux, un fonds de commerce le savent; si vous avez à titre individuel contracté un prêt immobilier, vous êtes un sur deux à l’avoir vécu; l’octroi du prêt dépend de la banque, du banquier, du directeur d’agence et de leurs emplois du temps (dont les vacances du banquier ou de son chef). On peut donc anticiper qu’avec une fermeture des établissements et des mesures de télétravail auxquelles elles n’ont jamais été exposées (vous remarquerez que l’ordinateur de votre banquier est un poste fixe, non utilisable de chez lui), que ces crédits de trésorerie n’auront souvent pas lieu plusieurs mois avant la fin de cette crise.

Tudigo s’engage et met en oeuvre un dispositif exceptionnel de crédit de trésorerie

Tudigo est née en 2012 de la volonté de soutenir le développement de ces TPE & PME françaises, en leur proposant des solutions de financement adaptées aux différentes phases de leur développement, et de donner aux investisseurs une alternative rémunératrice, transparente et pleine de sens aux placements boursiers.

8 ans après, nous sommes plus que jamais convaincus qu’il s’agit de la clé pour une économie plus saine et que cela représente, pour les investisseurs une alternative pour un portefeuille diversifié et décorrélé des mouvements de panique et irrationnels auxquels font face les marchés boursiers.

En cette période d’épidémie inédite, vous avez été nombreux à nous solliciter pour savoir comment vous pourriez aider ces entreprises et certains d’entre vous, investisseurs dans des entreprises financées sur Tudigo ont par exemple prêté en compte courant d’associés à leur entreprise préférée.

Ayant soutenu la création de plus de 2 000 entreprises ces 8 dernières années, nous souhaitons étendre cette possibilité au plus grand nombre et palier aux inefficiences des systèmes existants .

Pour répondre à ces enjeux financiers immédiats auxquels vont devoir faire face la plupart des TPE & PME, nous souhaitons donc ouvrir l’accès à notre solution de prêt à des conditions simplifiées et “solidaires”.

En tant que particulier, vous avez une opportunité en or de soutenir directement de nombreuses entreprises françaises de votre quotidien qui anticipent ces difficultés passagères de trésorerie en participant à l’initiative de soutien et en la diffusant autour de vous.

On dit GO ?

Modalités du prêt participatif 

  • Prêt de 10 000 à 50 000 € plafonné à 1 mois de chiffre d’affaires
  • Remboursement différé de 3 à 6 mois (par exemple si la société emprunte en mars 2020 elle commence à rembourser en juin 2021 au lieu de mars 2021)
  • Taux d’intérêt de 5 % brut amortissable sur 24 à 36 mois
  • Analyse du dossier et décision de mise en ligne sous 2 jours ouvrés après réception des éléments financiers 

Critères d’éligibilité pour être présélectionné

  • Un EBE (excédent brut d’exploitation) et une capacité d’autofinancement positive hors Coronavirus
  • Trésorerie positive au jour du dépôt

En cette période d’épidémie inédite, soutenez les entreprises françaises qui font face à des difficultés de financement. Prenez part à l’initiative de soutien : prêtez dès 100 € pour leur venir en aide !

Investissez en direct dans des TPE et PME françaises

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