3 outils pour investir dans l’économie réelle

par | 29 Mai 2019

Duree: 11 min.

Economie réelle , économie financière : quelles différences ? Pourquoi et comment investir dans l’économie réelle ? Cet article propose de définir la notion d’économie réelle et présente les différents moyens d’investir dans l’économie réelle afin de donner sens à votre épargne.

En 2012, seules 5% des transactions financières à travers le globe correspondaient à des biens et services réels. Soucieux de redonner du sens à leur épargne, de plus en plus de particuliers choisissent d’investir dans l’économie réelle. Une démarche durable, responsable et éthique. Mais comment faire ? Eclairage.

 

Quels placement pour investir dans l'économie réelle ?

Quels placements pour investir dans l’économie réelle en 2017

L’économie réelle : kesako ?

Selon l’institut de sondage OpinionWay, 46% des Français ne seraient pas capables de définir la notion d’économie réelle. En revanche, elle parle davantage aux investisseurs individuels : 48 % d’entre eux la définissent avant tout comme la production de biens et de services. Une fois la notion expliquée, c’est principalement l’angle de la consommation (d’après 29 % d’entre eux), et non pas celui de l’entreprise (d’après 20 % d’entre eux), qui est perçu par les Français comme le meilleur moyen de soutenir l’économie. Cependant 2/3 des investisseurs décideurs actifs, conscients de la rentabilité potentielle qu’ils peuvent espérer, considèrent que l’investissement en entreprise se révèle le meilleur moyen de soutenir l’économie réelle.

L’expression économie réelle désigne bien la sphère de l’activité économique uniquement concernée par la production de biens et services par opposition à la sphère financière qui englobe l’ensemble des échanges de titres aujourd’hui dématérialisés sur les marchés (marché monétaire, marché obligataire, Bourse des valeurs). Dans l’économie réelle, l’argent est transformé en quelque chose d’autre que de l’argent (des marchandises, des services et des salaires), là où, dans l’économie financière, il reste sous forme d’argent.

Dans une acception étroite, l’économie réelle ne concerne donc que les échanges marchands (un bien contre de la monnaie, depuis la disparition du troc). Les moyens servant au financement de l’économie, qu’il s’agisse du crédit, des actions ou des obligations, relèveraient ainsi de la sphère financière. Une acception plus large de l’économie réelle cantonne la sphère financière à la spéculation et aux pratiques financières qui ne visent pas directement le financement d’une activité économique. Exemple : les produits dérivés, des contrats fondés sur un « actif sous-jacent » qui est lui-même souvent financier.

Investir dans l’économie réelle via un PEA-PME

Le PEA-PME a vu le jour début 2014. Comme son nom l’indique, le PEA-PME est un plan d’épargne en actions investi dans les petites et moyennes entreprises cotées ou non. Concrètement, le PEA-PME doit être composé de titres ou de parts d’entreprises européennes n’employant pas plus de 5.000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires n’excédant pas 1,5 milliard d’euros ou un total de bilan inférieur à 2 milliards d’euros. Le plafond d’investissement est limité à 75 000 euros et ce produit est cumulable avec un PEA classique, lui-même plafonné à 150 000 euros.

En matière de fiscalité, le PEA-PME offre les mêmes avantages que le PEA « classique ». Ainsi le souscripteur peut bénéficier d’une exonération d’impôt sur les plus-values et dividendes à partir de 5 ans de détention. En revanche, les gains demeurent soumis aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS etc) au taux de 17,2%.

Ce produit est un bon moyen de diversifier ses placements en investissant dans le financement des entreprises et donc de l’économie.

 

Investir dans l’économie réelle via un FIP

Créés en 2003, les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) permettent d’investir dans la croissance de PME situées dans la région de l’investisseur. La composition de l’actif d’un FIP est réglementée : les FIP sont investis pour au moins 80% dans des PME françaises non cotées (entreprises indépendantes de moins de 250 salariés) appartenant à quatre régions limitrophes, dont au moins 20% dans de jeunes entreprises de moins de 8 ans. Le solde de 20% maximum est placé librement dans des instruments financiers divers (instruments monétaires, actions, OPC, immobilier…) ou dans des PME françaises d’autres régions. Point important à soulever : le fonds s’occupe de sélectionner les entreprises aidées et le particulier n’a pas la possibilité d’intervenir dans ce choix.

En matière de fiscalité, ce type d’investissement ouvre droit à une Réduction de l’Impôt sur le Revenu (IR) de 18% du montant souscrit investi en PME éligibles. La réduction est plafonnée à 12 000 € pour une personne seule et à 24 000 € pour un couple et à condition de conserver les parts pendant au moins 5 ans.

Par ailleurs, le souscripteur peut bénéficier d’une exonération d’impôt sur les plus-values réalisées à l’occasion de la cession ou du rachat des parts. Cependant, tout comme pour le PEA-PME, les prélèvements sociaux restent dus.

Cependant attention, le FIP est un placement de long terme :  en général de 8 ans minimum. De plus, le rachat des parts est bloqué jusqu’au terme de la vie du fonds soit au moins 8 ans, voire 10 ans sur décision de la société de gestion.

Investir dans l’économie réelle via l’investissement participatif

L’essor du financement participatif ouvre de nouvelles voies à ceux qui souhaitent donner un sens social à leur geste en conciliant optimisation fiscale et soutien à des projets alternatifs. Ce type d’investissement, réglementé depuis le 1er octobre 2014, permet aux particuliers de souscrire directement au capital d’une PME non cotée. En somme ce mode de financement s’inscrit dans un processus de désintermédiation et la contribution peut se faire par des particuliers ou des entreprises, quel que soit le domaine d’activité.

 En matière de fiscalité, ce type d’investissement ouvre droit à une réduction d’impôt :

  • De 18% des sommes investies sur l’impôt sous le revenu sous certaines conditions :le montant de la réduction est plafonné à 9 000 euros pour une personne seule ou 18 000 euros pour un couple, la société doit avoir moins de 7 ans et les parts doivent être conservées au minimum 5 ans

Par ailleurs, un abattement est possible sur les plus-values à hauteur de 50% sur les titres détenus entre 2 ans et 8 ans et 65% pour les titres détenus depuis plus de 8 ans.

Mais comment choisir sa plate-forme de crowdfunding parmi l’offre existante ? Avant de sélectionner une plateforme, il est primordial de se renseigner sur les conditions d’utilisation du site. Vérifier ses mentions légales et son agrément en tant que CIP, Conseiller en Investissement Participatif, permet de jauger la fiabilité de la plateforme afin d’éviter les mauvaises surprises tant au niveau financier qu’en ce qui concerne les détails afférents au projet.

De plus, le risque zéro n’existe pas dans l’univers de l’investissement financier. Ainsi les plate-formes proposant des produits qui promettent des rendements imbattables tout en occultant les risques peuvent vous mettre la puce à l’oreille. Il est donc important d’une part de s’assurer que la plate-forme a un processus de sélection des projets fiable (analyse approfondie des bilans comptables de l’entreprise et de son business plan réalisée par des analystes financiers qualifiés) et que les promesses de rendement ne sont pas surestimées.

Vous souhaitez investir dans l’économie réelle ? Sacré Fernand est actuellement en train de faire financer son projet de service de commande et de réservation en ligne de repas sur Tudigo et vous propose de participer à l’aventure. Cette plateforme vous met en relation avec les meilleurs restaurateurs et boulangers indépendants dans les petites et moyennes villes de France. Aujourd’hui, le service est déployé à Narbonne et à Carcassonne mais a pour ambition de s’implanter prochainement dans 36 villes françaises.

 

Texte de relance 1 pour rediriger le user vers Tudigo.fr

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